Ca y est, je sais où on est !

par Gene  -  14 Octobre 2019, 16:55  -  #Science de l'égarement

C’était au printemps je crois…En tout cas il ne faisait pas très beau dans les Hautes Pyrénées et c’était à peine mieux en Espagne. Je me demande s’il ne neigeait pas à Bielsa ? Nous étions partis pour un week-end du côté d’Ainsa, et pas pour faire de la spéléo : au programme, activités d’extérieur de pleine nature sauvage.

Samedi après-midi, certains prenaient leur bain hebdomadaire dans je ne sais quel canyon, tandis que les plus valeureux s’attaquaient aux circuits VTT (enfin à un seul, faut quand même pas exagérer !).

Départ en douceur sur une piste le long du Rio, puis petite montée en direction de la Peña Montañesa. Très vite les choses se corsent quand il s’agit de repérer le départ de la variante et de quitter le chemin balisé : mais où sommes-nous ? L’expert de la carte examine les nuages, consulte les augures, sort les accessoires technologiques et délivre son verdict : ça y est, je sais où on est ! Les autres regardent le paysage et font mine de s’inquiéter, mais pas trop quand même : il faut tourner dans le virage suivant.

C’est parti, c’est chouette, ça descend ! La variante s’avère tout d’abord très bucolique (bon il y a quand même quelques ronces) mais ça ne ressemble pas trop à ce que ça devrait être surtout quand on arrive dans un ravin. La colère gronde : on fait du VTT pas du canyon ! En plus il faut porter le vélo pour en sortir.

On est encore perdus. On ressort la carte, on examine les nuages, on consulte les augures, on sort les accessoires technologiques et le verdict tombe : ça y est, on sait où on est ! Donc tout va bien, on retrouve le chemin, on pédale, le paysage est beau, Ronan a quelques regrets de ne pas être allé faire du canyon, Jean-Luc décide que son dérailleur ne lui plait plus, on perd de nouveau le chemin, mais ce n’est pas grave parce qu’on sait presque où on est. On revient en suivant la rivière et tout le monde est content parce que finalement on a aussi fait du canyon.

Le groupe se retrouve au camping autour de quelques bières et chacun raconte sa journée bien remplie et pleine d’aventures palpitantes qui font le sel de la vie du SNEC. Les canyonistes ne se sont pas perdus, ni noyés. S’ensuit un débat pour la répartition dans les mobiles homes : qui ronfle un peu ? Qui parle beaucoup ? Qui reste 3h sous la douche ? Qui a le vertige dans la couchette du haut ? Tout le monde se case, tout va bien, pas de hurlements nocturnes.

Le lendemain, rebelote : les VTTistes repartent faire du VTT, sauf Ronan qui va faire de la via ferrata avec Hugo, Léo et Denis ; il est remplacé par Alain (le vélo d’Alain est en garde alternée entre Alain et Ronan, c’est bizarre, mais on ne pose pas de questions : c’est une affaire privée).

Le VTT, c’est le pied, mais c’est toujours un peu pareil : quand ça ne monte pas, ça descend, et vice versa. La spéléo c’est la même chose ! On en profite quand même pour faire un peu de botanique (oh ! une orchidée), pour faire des comparaisons techniques (oh ! il a mis le pied par terre). Sur ce point j’ai mon avis, mais je ne dénoncerai personne.

On revient tranquillou à Ainsa pour l’heure de l’apéro, alors tout va bien. Le week-end peut s’achever.

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