Cassoulet et Garbure sont au pays de la Garbure

7 Septembre 2019, 17:05  -  #Science de l'amitié entre les peuples

On a invité nos amis tarnais du club de Sorèze, le SRSASR, à venir sous terre dans notre belle Bigorre. Un week end entier. Le seul problème c'est qu'on a prévu aussi une descente de canyon, l'angoisse, mais bon, c'est pour célébrer l'amitié entre les peuples alors... Je n'ai pas parlé des tarnais qui viennent : c'est le coeur d'excellence du club, l'AOC de la spéléo tarnaise, à savoir Magali, Laetitia (vous savez, la jeune basketteuse) et Fred, un peu plus vieux désormais, mais sans ses brebis.

 

Samedi : d'abord je raconte le vendredi.

 

Vendredi : ils arrivent le soir. On passe à samedi.

 

Samedi : il flotte, c'est normal c'est l'été en Bigorre, tout est vert, même le moisi. On décide donc de partir sous terre, faire Diable Rouge parce que c'est un coin joli, qu'il faut juste marcher 15minutes sous la pluie et dans une prairie gorgée d'eau. En plus, on peut la faire assez rapidement, et puis c'est très très rigolo de se balancer de l'eau sur la tronche quand on descend en rappel dans le deuxième puits sous cascade. Le groupe est extrêmement dissipé, il y a les clav au grand complet ou presque et Pierre est en trèèèès grande forme. L'animatrice du groupe s'énerve d'ailleurs un peu car elle réclame le silence et la prudence, il faut dire qu'on se pousse au bord du puits sans être longé en ricanant bêtement. Au fond, Magali nous trouve 50m de première en se faufilant entre deux blocs, mais ça, chut, ça fera l'objet d'un autre message.

 

Il est très tôt quand on sort, alors on décide de s'enquiller dans le trou mythique, Titouanouk. D'abord on mange, et là on s'aperçoit que les tarnais sont très en avance sur nous : ils fabriquent un banc et une table à l'aide de quelques briques ; c'est efficace, on dirait trois petits nains au boulot. Donc on va ensuite dans Titouanouk, une belle visite comme d'habitude. Cette fois c'est Laetitia qui force un passage que l'on croyait impossible : elle retire tout, et hop, un grand coup sur la tête avec le pied et ça passe. Comme c'est Titouanouk, elle se retrouve juste dans la galerie d'à côté, mais bon, c'est quand même 2m de première.

 

C'est le soir. Ronan nous a invité à dormir chez lui. C'est un vaste open space avec vue sur la montagne, on se croirait dans la Maison France 5, trop cool.

 

2:00 du matin dimanche : comme il est encore tôt, les tarnaises décident de s'entrainer à tout un tas de manoeuvres de cordes sous l'oeil acéré de nos tous frais initiateurs. Il y a une salle d'entrainement chez Ronan.

 

3:00 du matin dimanche : bon, on va se coucher.

 

4:00 du matin dimanche : on découvre que les WC sont à l'autre bout de la maison france 5

 

6:00 du matin dimanche : réveil. Petit déjeuner face à la montagne. Trop beau. Soleil. Le cauchemar peut commencer.

 

10:00 dimanche : Parking sous le lac des gloriettes, la longue régression évolutive va débuter bientôt, mais, horreur, je m'aperçois que ça semble l'acmé de ce week end pour tout le monde. On revêt tous une espèce de merde en néoprène qui baille au cul et serre aux épaules, un casque par dessus la capuche pour avoir l'air vraiment jurassique et direction l'eau avec ses amibes. C'est froid, c'est sombre, c'est gluant et liquide en même temps, je vois pas le fond, j'ai pas pieds, j'ai pas mes lunettes, ça glisse, je me coince la barbe dans la fermeture éclair et en plus j'entends plus rien pendant 4h. Le rêve absolu. Je comprends dans l'instant mes ancêtres amphibiens quand ils ont cherché à quitter cet environnement glauque pour aller voir ce qui se passait sur la terre ferme, des millions d'années plus tôt. Ah oui, au fait ça s'appelle du canyon. Et ça se passe aux Gloriettes. En plus, il faut que ça saute dans tous les sens mais surtout "faites bien attention à pas sauter trop loin pour pas vous exploser" et "qui peut aller voir si ya assez de fond pour sauter sans se pêter une jambe", et "ça glisse, c'est dingue, je monte 10m plus haut c'est encore mieux pour sauter, je vois pas l'eau c'est génial et trop kiffant putain j'ai peur mais je saute". Là, je rends l'antenne, c'est trop pour aujourd'hui.

 

Sur le retour, ils sont tous crevés, bien sûr, qui c'est qui va chercher la voiture ? Hein ? Je retire mon habit de sole meunière, j'ai pas envie de croiser quelqu'un que je connaitrais dans cette tenue et je cours sur l'asphalte comme n'importe quel humain évolué. ça fait un bien fou.

 

Dimanche soir : c'est l'heure des adieux avec les tarnais. J'espère qu'on va se revoir bientôt, chacun rentre dans son chez soi, la tête pleine de souvenirs et d'amibes tueuses mangeuses de cerveau.

 

Et maintenant, petit reportage photographique.

une coupe de titouanouk

une coupe de titouanouk

les tarnais chez Ronan

les tarnais chez Ronan

dans le canyon des gloriettes

dans le canyon des gloriettes

dans la tête, l'amibe

dans la tête, l'amibe

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